La Généalogie de Quentin & Clément

9198 Individus

 Aperçu de l'arbre

D'AQUITAINE Guillaume
en 969
en 1030 à Maillezais (85)
DE BOURGOGNE-COMTE Agnès
en 995
en 1068 à Saintes (17)
DE BOURGOGNE Robert
en 1011
en 1076 à Fleurey sur Ouche (21)
D'ANJOU Ermengarde
en 1018 à Angers (49)
en 1076 à Fleurey sur Ouche (21)
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D'AQUITAINE Guillaume
en 1023 à Poitiers (86)
en 1086 à Chizé (79)
DE BOURGOGNE Hildegarde
en 1050
en 1121
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D'AQUITAINE Guillaume
en 1071
en 1126 à Poitiers (86)
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D'AQUITAINE Guillaume
en 1099 à Toulouse (31)
en 1137 à Bouchet (63)
D'AQUITAINE Agnès
en 1103
en 1159

 Guillaume IX D'AQUITAINE dit le Troubadour

Duc d'Aquitaine et de Gascogne
Sosa n° 4082207716
  • le 22 octobre 1071
  • le 10 février 1126 à Poitiers (86), à l'âge de 54 ans

 Union

 Frère et soeur (1)

 Notes individuelles

Il est couronné Duc d'Aquitaine le 27 novembre 1086.

La validité du mariage de ses parents est tout d'abord contestée, en raison d'un degré de parenté prohibé par l'Église, et la légitimité de cepremier fils est remise en question. Le Duc d'Aquitaine doit se rendreà Rome, auprès du pape Grégoire VII,au printemps 1076, pour plaider sa cause. Finalement en raison d'un risque sérieux de guerre civile, le jeune Guillaume est légitimé par le pape, et si le mariage est officiellement annulé, il se poursuit toutefois sous une forme morganatique.

Guillaume est brièvement marié à Ermengarde d'Anjou (fille de Foulques IV le Réchin, Comte d'Anjou), avant d'épouser Philippa de Toulouse (ou Philippie ou Mathilde10 11,,8 ), fille de Guillaume IV, Comte de Toulouse, en 1094. De cette seconde union, naissent :

Guillaume X d'Aquitaine (1099-1137), son héritier ;
Agnès de Poitiers (1103-1159), mariée à Aimery V de Thouars et à RamireII d'Aragon ;
Raymond de Poitiers (1115-1149), qui règne sur la principauté d'Antioche.
Et quatre autres filles dont on ignore le sort.

Sa descendance illégitime, s'il y en eut, notamment de Dangereuse, n'est pas connue.

Guillaume IX d'Aquitaine marque surtout l'histoire en sa qualité d'homme de lettres, qui entretient une des cours les plus raffinées d'Occident.

Il accueille à sa cour le barde Gallois Blédri ap Davidor, qui réintroduit sur le continent l'histoire de Tristan et Iseut.

Il est lui-même un poète, utilisant la langue d'Oc pour ses œuvres, soit des poèmes mis en musique.

C'est le plus ancien poète médiéval, depuis saint Fortunat au vie siècle (qui réside longtemps à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers), dont des œuvres en langue vulgaire, ni sacrées ni à la gloire de héros guerriers, soient conservées. Ses vers traitent le plus souvent des femmes, d'amour et de ses prouesses sexuelles. On lui attribue onze chansons . Sa poésie est parfois très crue (notamment dans la chanson convenable, lorsqu'il demande à ses compagnons quel cheval il doit monter, d'Agnès oud'Arsens). Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin' amor en occitan), il est l'un des modèles influents de l'art des troubadours, dont la poésie va devenir plus galante.

Après avoir renoncé à ses nombreuses liaisons , il se consacre à la vicomtesse de Châtellerault (Dangereuse de L'Isle Bouchard), qu'il invoquecomme sa Dame dans ses poèmes. Sa poésie se fait alors plus courtoise . On évoque aussi à son propos la fondation d'un couvent parodique, dont les nonnes seraient choisies parmi les plus belles femmes du comté. Cette légende noire tout droit sortie de l'imagination « à priori défavorable envers le premier Troubadour » de Guillaume de Malmesbury, n'a d'autre fondement que les préjugés du moine anglo-normand à son encontre . À la bataille de Cutanda, il aurait, toujours selon Guillaume de Malmesbury , combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier.

Il évoque également la guerre et ses conséquences pour lui : selon Orderic Vital, il raconte sa captivité en Orient de manière plaisante, alors qu'il n'a en réalité jamais été emprisonné au cours de sa croisade .

Il fait de grosses donations à l'Église, dont certaines pour la fondation de monastères et reconstruit le palais des comtes de Poitiers.

Il meurt le 10 février 1126, de cause inconnue, et est inhumé en l'abbaye Saint-Jean-de-Montierneuf à Poitiers;

 La Famille

 Petits enfants (2)

 Neveux et nièces (1)

 Les Actes

 Acte de Naissance

  • 22 Oct 1071 -

 Acte de Mariage

  • Nov 1094 -
  • Guillaume et Philippa divorcent en 1115.

 Acte de Décès

  • 10 Fév 1126 - Poitiers