La Généalogie de Quentin & Clément

9198 Individus

 Aperçu de l'arbre

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DE MOR Ragnvald
en 835 à Uppland
en 892 à Orcades
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DE NORVEGE ROLLON
en 860
en 931 à Rouen (76)
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DE NORMANDIE Guillaume
en 905 à Rouen (76)
en 942 à Picquigny (80)
DE NORMANDIE Adèle
en 897
en 962

 ROLLON DE NORVEGE

jarl (comte) des Normands - Comte de Rouen
Sosa n° 65315280288
  • en 860
  • en 931 à Rouen (76), à l'âge de 71 ans

 Union

 Notes individuelles

Il est aussi connu sous le nom de Hrolf de Moere de Trondhiem, Hrolv deMoere de Trondhiem, Hrollaug de Moere de Trondhiem, Hrollager de Moerede Trondhiem, Gangû-Hrôlf de Moere de Trondhiem, Gange-Rolv de Moere de Trondhiem, Hrolfr de Normandie, Robert Ier, Duc de Normandie, Hrolf de Normandie et Rollon, Duc de Normandie. En 911, il est connu sous le nom de Rollon Ier de Rouen, Duc de Normandie. En 911, il est connu sous le nom de Robert Ier de Rouen, Duc de Normandie.

L'Heimskringla (saga des rois de Norvège) raconte qu'il est banni de Norvège par le Roi Harald à la belle chevelure pour s'être livré à des actes de pillage dans le pays.

Rollon est le chef viking à l'origine du duché de Normandie. En 911 (traité de Saint-Clair-sur-Epte), en contrepartie de l'arrêt de ses pillages, il reçoit du Roi Charles le Simple un territoire autour de Rouen. Il est baptisé à Rouen en 912. Environ cent ans plus tard, cette concession deviendra le duché de Normandie. Il est assez difficile de fixer latrame de la vie de Rollon, car elle est également l'objet de récits légendaires.

Rollon (Rollo en latin Hrólfr Rögnvaldrsson en vieux norrois) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou ou Rou, qui résulte de l'évolution phonétique régulière de Hrólfr en dialecte normand, selon le schéma suivant: Hrólfr > Rolf > Rouf (cf. les noms de famille normand en -ouf) > Rou (voir également Osouf, variante Auzou ou Ingouf, variante Ygout). On trouve aussi une variante à partir du nom équivalent issu du germanique continental latinisé Rodulfus (Rodolphe), et une autre variante latinisée Radulfus (Ralf, Ralph), d'où son autre nom de Raoul. Plus souvent, on le surnomme « Rollon le Marcheur » (Göngu-Hrólfr en vieux norrois), car la légende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètrespour plus de cent quarante kg. Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redoutable. De soncôté, Régis Boyer, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne, avance que ce surnom faitréférence à ses multiples voyages, à son extraordinaire périple (gönguviendrait en fait de göngumadr, à savoir le vagabond).

Selon Adigard des Gautries, Hrólfr est la contraction de Hróó/ulfr, signifiant « renommée/loup ».

Selon toute vraisemblance, il prend la tête d'une bande de Vikings, essentiellement des Danois et quelques Norvégiens, s'attaque principalement aux côtes de la mer du Nord et de la Manche. Dudon de Saint-Quentin, historien du début du XIème siècle,ajoute plusieurs détails, invérifiables : après son bannissement de Norvège, Rollon trouve refuge auprès du Roi anglo-saxon Alstelmus. Ce dernier lui confie une petite troupe d'Anglais, et le Viking part ainsi avec sa bande anglo-scandinave ravagerla Frise, l'embouchure du Rhin et de l'Escaut.

Dudon de Saint-Quentin place l'arrivée de Rollon dans le royaume franc en 876, année d'une importante incursion viking sur la Seine. Là encore, aucune preuve ne permet de vérifier cette affirmation. Aujourd'hui, plusieurs historiens, comme Jean Renaud ou Lucien Musset avant lui, doutent de l'exactitude de cette date, et proposent une datation plus tardive (890-905).

Rollon aborde la Francia par la Seine. Il découvre une région (la future Normandie) pillée régulièrement depuis 841 par ses compatriotes vikings. Sa bande s'installe à l'embouchure de la Seine et de là lance différents raids dans le royaume franc.Notre principale source, Dudon de Saint-Quentin, rapporte que Rollon participe au siège de Paris entre 885-887, puis part pour Bayeux entre 886 et 890. Battu par le Roi breton Alain le Grand, il se serait replié pour hiverner à Noyon.

L'historien Pierre Bauduin défend la thèse d'une installation précoce de Rollon en Normandie, installation suffisamment longue pour que le chef viking noue des contacts avec les représentants du pouvoir carolingien et de l'Église. N'épouse-t-il pas, more danico (et certes de force), Poppa, la fille du Comte de Bayeux Bérenger, après la prise de la villeet après avoir tué celui-ci ? Rollon développe sûrement des alliances avec les autorités en place, de telle manière qu'au début des années 910, il n'est plus un obscur chef de bande.

Après 886/890, Rollon quitte la Neustrie probablement pour l'Angleterre. C'est outremer que naît son fils Guillaume. Il revient vers 898 (ou en 905) et conclut avec l'Archevêque de Rouen le « pacte de Jumièges » afin d'épargner la ville de Rouen. Àl'été 911, il attaque Paris mais échoue. L'armée de Rollon assiège alors Chartres mais elle est défaite le20 juillet 911; la légende prétend que Gancelme, Evêque de la ville, aurait fait partir Rollon en brandissant le voile de la Vierge Marie. Ilfaut surtout y voir l'intervention conjointe des grands aristocrates du royaume : Robert, Duc des Francs et Marquis de Neustrie ; Richard le Justicier, Duc de Bourgogne et Manassès, Comte de Dijon.

C'est le moment que choisit le Roi carolingien Charles le Simple pour négocier avec le puissant chef scandinave. Francon, Archevêque de Rouen ou peut-être son prédécesseur Gui est envoyé en ambassade. Il propose la cession du territoire compris entre l'Andelle et la mer, mais doit encontrepartie se convertir. Robert approuve le traité et se propose comme parrain de Rollon. Les négociations aboutissent au traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Ses clauses ne nous sont connues que par le récitde Dudon de Saint-Quentin. Le Roi cède à Rollon une partie de la Neustrie, une terre allant de l'Epte à la mer, base du futur duché de Normandie. En échange, Rollon s'engage à bloquer les incursions vikings menaçant le royaume franc. Il se fait baptiser en 912 en la cathédrale de Rouen sous le nom de Robert, du nom du Duc Robert, son parrain de baptêmeet ancêtre des futurs rois capétiens.

Considéré par les historiens comme le premier Duc de Normandie et le fondateur du duché normand, il ne porte pourtant pas le titre de Duc de Normandie mais seulement celui de jarl des Normands, l'équivalent du français Comte. Aussi les textes latins le qualifient-ils très souvent de princeps, autrement dit de prince. Il hérite aussi de la charge carolingienne de comes Rothomagensis, Comte de Rouen ou de marchiones, Marquis, titre de celui qui défendait la Seine contre les incursions vikings.

Il restaure la paix et la sécurité en Normandie. Une légende raconte que Rollon suspendit pendant trois ans un anneau d'or à un arbre de la forêt de Roumare sans que personne ose le voler. À Heuland, il existe unecroix appelée Croix de Rollon à laquelle on prétend qu'il accrochait des joyaux et des bracelets d'or pour prouver qu'il n'y avait aucun voleur en son duché. Le jarl s'appuie sur l'Archevêque de Rouen pour relancer l'Église séculière et rétablir la vie monastique. Les moines de Saint-Ouen de Rouen osent revenir avec leurs reliques. La normalisation surle plan religieux reste toutefois à ses prémices.

Rollon bouleverse-t-il le gouvernement de la région par rapport à ses prédécesseurs carolingiens ? S'inspire-t-il par exemple des institutionsscandinaves pour réformer son nouvel État ? Les sources à notre disposition ne permettent pas de répondre.Il faut attendre les successeurs de Rollon pour comprendre l'administration du jeune duché.

L'installation de Rollon à Rouen n’inaugure pas la colonisation scandinave dans l’actuelle Normandie. Elle la renforce. En effet, selon Jean Renaud, des Danois s’étaient déjà installés à l’embouchure de la Seine, sans compter la colonisation régulière et indépendante sur les côtes duCotentin.

Rollon partage la terre « entre ses chevaliers et des étrangers » précise Guillaume de Jumièges. Au vu de la toponymie, les colons s'établissent près des côtes et en Basse-Seine. Mais le pays est loin d'avoir été déserté par la population locale. Celle-ci avait fui les affrontements,mais une fois la paix rétablie et les nouveaux Seigneurs installés, lavie reprit son cours normal.

Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon poursuit ses expéditions de pillage ou ses tentatives plus ou moins réussies d'extension territoriale. Il fait également preuve de sévérité à l’égard des hommes du roi, comme le souligne Dudon de Saint-Quentin. L’anecdote qui suit est décrite comme étant légendaire par les historiens, mais elle marque le rejet de toute ingérence royale dans les affaires de Rouen. Donc, en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurerde la sécurité de sa fille Gisèle, qu'il avait promise comme épouse au jarl des Normands. Ces deux chevaliers ne sont pas présentés à Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté. Lorsque celui-ci apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la Place du Vieux-Marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous. Cet épisode représente pour Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumièges le début dela dégradation des rapports entre le Comte et le Roi Charles.

Lors de la déposition momentanée de Charles le Simple, les Normands de Rouen lui restent fidèles. Conformément aux clauses du traité, aucune flotte scandinave ne remonte la Seine pour piller le royaume franc. Maisles annales nous précisent qu'en 923, Rollon et ses hommes trahirent leur serment de 911. Selon Flodoard, Ragenold, chef des Vikings de la Loire, convainc « ses compatriotes de Rouen » de mener une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais, ce qu’ils firent.

Le chroniqueur insiste sur le nombre de captifs francs, mille au total,ce qui justifia la réaction de 924 du Comte Herbert II de Vermandois et du Roi Raoul, mandé par Hugues le Grand, fils du Roi Robert Ier, le prédécesseur de Raoul. Ces deux personnages menèrent une expédition punitive sur le comté de Normandie. Rollon réagit à cet affront en poussantson armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise. Pour trouver une issuefavorable, la diplomatie prit à ce moment-là toute son importance, et cefurent les ambassadeurs normands qui eurent le dernier mot, puisque le Roi fut contraint de payer un tribut aux Normands. Rollon reçut également en réparation les régions du Bessin et de l’Hiémois. Il ne faut pas oublier que la population continuait de payer le danegeld au comte, et ce jusqu’en 926. D'après les Annales de Flodoard, chanoine de Reims,en 924, le jarl des Normands obtint du pouvoir carolingien Cinomannis et Baiocae (Le Mans et Bayeux), c'est-à-dire le Maine et le Bessin. LucienMusset juge improbable la concession de tout le comté et propose plutôt de parler de la région de l'Hiémois.

En 925, Flodoard retrace dans ses chroniques le parcours de Rollon sur les terres franques, qui rompit du même coup la paix de 924. Avec son armée, il prit position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d'Amiens, d'Arras et enfin de Noyon furent tour à tour pillées et incendiées. Face à cette incursion, le Comte Herbert et le Roi Raoul allièrent de nouveau leurs forces pour piller le comté de Normandie. L’armée de Rollon les repoussa, mais le Comte dut faire face à une révolte des gens du Bessin, qui refusaient certainement la nouvelle tutelle comtale.

La répression franque ne s’arrêta pas pour autant, puisqu’un second assaut se prépara contre la jeune Normandie. Arnoul Ier de Flandre s'empara de Bresles, et dirigea l’ensemble de ses forces sur la forteresse normande d’Eu. Rollon y envoya des renforts, que Flodoard estime à mille hommes. Mais quel que fût leur nombre, les Francs eurent raison de la forteresse, qui tomba sous leur contrôle, et finit par être brûlée avec ses occupants. C’est grâce à l’intervention de Hugues le Grand que leshostilités cessèrent. Les Normands acceptèrent les termes de l’accord etrendirent les terres qu'ils venaient fraîchement de conquérir. Les fils de Baudouin II le Chauve, Arnoul Ier de Flandre et Adolphe de Boulogne, reprirent leurs possessions. Raoul de Gouy et Helgaud de Ponthieu enfirent autant. Cette défaite normande ne fut pas cuisante puisque le comté de Normandie ne fut amputé d’aucune concession territoriale.

Ces affrontements au niveau de la Picardie se placent dans un contexte d'effondrement du pouvoir royal dans cette région (le carolingien Charles le Simple est renversé par Raoul). La Picardie devenait à partir desannées 920 « le terrain où se heurtaient les appétits des principaux dirigeants de la France du Nord » (jarl des Normands, Comte de Flandre, Duc des Francs et Comte de Vermandois). Avec pour enjeu principal : le contrôle des contrées littorales du pays. D'où des conflits autour desforteresses d'Eu et de Montreuil.

La date et les circonstances du décès du premier jarl des Normands restent incertaines. D'après Richer de Reims, Rollon le Marcheur meurt en 925, lors du siège du château d'Eu, conduit par Herbert II de Vermandoiset Arnoul, Comte de Flandre. C'est,en effet, possible, puisque, en 927, on voit son fils Guillaume Longue-Épée prêter serment de fidélité pour les Normands. Toutefois, Flodoard, dans un passage ambigu, sous-entend que Rollon vivait encore en 928. Surtout, selon Dudon de Saint-Quentin, le premier jarl n'aurait pas été tué : il aurait abdiqué en faveur de son fils, et vécu ensuite cinq ans encore. L'historiographie actuelle reprend généralement ce récit, et place la mort de Rollon vers 932-933. Par contre, l'historien anglais David Douglas ne croit pas à cette période de transition, et croit plutôt à une date de décès autour de 925-927.
Selon le père Anselme, il est inhumé dans la cathédrale de Rouen, puis sa dépouille est transférée à l'abbaye de Fécamp dans la seconde moitiédu Xe siècle, sous le principat de Richard Sans-Peur, son petit-fils.

Le gisant de Rollon, situé dans le déambulatoire sud de la cathédrale, est une copie du XIXème siècle du gisant d'Henri le Jeune. Il a été installé à son emplacement actuel en 1956. Jusqu'en 1944, le gisant de Rollon était placé dans la chapelle dupetit Saint-Romain (collatéral sud). Proche stylistiquement du gisant de son fils, il devait dater de la même période, troisième quart du XIVème siècle, mais l'original a été détruit.

Sur le socle, se trouve une épitaphe :

« IN.SINU.TEMPLI.ROLLO.QUIESCIT
A.SE.VASTATAE.CONDITAE.NORMANNIAE.PATER.AC.PRIMUS.DUX
LABORE.QUI.FRACTUS.OCCUBUIT.OCTOGENARIO.MAIOR.AN.CM.XXXIII »
(Traduction : Au sein de ce temple, repose Rollon,
père et premier Duc de la Normandie, dévastée et relevée par lui.
À bout de force de ce labeur, il succomba en 933, âgé de plus de 80ans.) (source : wikipedia)

 Les Actes

 Acte de Baptisé

  • En illustration : Gui, Archevêque de Rouen, traite avec Rollon, chef des Normands.
    Enluminure du XIVème siècle, bibliothèque municipale de Toulouse, ms. 512.

 Acte de Naissance

  • en 860 -

 Acte de Décès

  • en 931 - Rouen

 Acte de Mariage

  • en 886 -