Maingot D'AULNAY
- vers 875
- vers 922, à l'âge de 47 ans
Notes individuelles
Aulnay est en Saintonges.
De 902 à 935, sous Èble, on dénombre pas moins de cinq vicomtes différents qui interviennent à trente-cinq reprises. Contrairement à la situation de la fin du Moyen Âge où c’est la possession en fief d’une vicomtéqui donne à son détenteur le titrede vicomte, la charge vicomtale s’attache à cette époque d’abord à la personne, et accessoirement à un territoire qui ne constitue pas pour autant une vicomté mais recouvre plutôt les divers honores du Vicomte en question. Seuls deux vicomtes d’Èble sont explicitement identifiés par un toponyme, et encore en une seuleoccasion chacun : Atton, désigné en 907 comme vicecom[es] Metulensi (Melle), et Savari, qualifié en 926 de vicecom[es] Thoarcensium. Si aucundes deux, pas plus que leurs congénères, ne cantonne son intervention dans un ressort identifié et délimité, leurs apparitions dessinent néanmoins des implantations, d’ailleurs discutées par les historiens qui projettent parfois abusivement pour des raisons pratiques une identité toponymique sur une réalité réticulaire et mouvante. Le premier Vicomte àapparaître aux côtés d’Èble en 903, un certain Maingaud, d’abord identifié comme un Vicomte d’Aulnay, serait ainsi plutôt un Vicomte de Poitiers, voire un Vicomte du Poitou à enjuger par son rôle de lieutenant du comte. (extrait de Vicomtes et vicomtés dans le Poitou médiéval (IXème-XIIème siècles) Genèse, modalités et transformations, Géraldine Damon)