La Généalogie de Quentin & Clément

9198 Individus

 Aperçu de l'arbre

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DE BURGONDIE Chilpéric
en 436
en 491 à Lyon (69)
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DE BURGONDIE Clotilde
en 475
en 546 à Tours (37)
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D'AUSTRASIE Clothaire
en 497
en 561 à Compiègne (60)

 Clotilde DE BURGONDIE

  • vers 475
  • le 3 juin 546 à Tours (37), environ 71 ans

 Parents

 Union

 Enfant (1)

 Notes individuelles

Clotilde (du germanique hlod, « gloire » et hild, « combat »), née vers 474 ou 475 peut-être à Vienne, Lyon ou à Genève, morte autour de 545 àTours, est une princesse burgonde, devenue Reine des Francs en épousant Clovis, qu'elle contribue à convertir au christianisme.

Elle a été canonisée vers 550 ou 560 ; l'Église orthodoxe et l'ancien martyrologe romain la fêtent le 3 juin (dies natalis), et l'Église catholique le 4 juin.

Les origines de Clotilde remontent fort loin. « Estonienne » par les Balthes et « norvégienne » par les Burgondes, elle faisait partie d'une famille royale des bords de la mer Baltique entrée dans un clan wisigothlors d'une soumission des Estes auxGoths.

Elle est la fille du Roi burgonde Chilpéric II, fils du Roi Gondioc et frère de Gondebaud, Godegisile et Gondemar, et de Carétène (ou Agrippine).

L'enfance et la jeunesse de Clotilde se déroulent à la cour burgonde sous les règnes de Gondioc, mort dans les années 470, puis de Chilpéric 1er, mort vers 480, puis sous le règne conjoint des quatre fils de Gondioc.

Deux d'entre eux, Gondemar et Chilpéric II, père de Clotilde, disparaissent durant les années 480, laissant la place à Gondebaud et Godegisile, seuls rois des Burgondes dans les années 490. Cette disparition de deux des frères est l'objet d'un certain nombre d'interrogations.

selon Grégoire de Tours, le père et la mère de Clotilde ont été exécutés par Gondebaud (son oncle), mais il ne précise pas pour quelles raisons, ni dans quelles circonstances. Clotilde et sa sœur Croma échappent au massacre. Elles sont condamnées àl'exil, mais apparemment, quelques années après, alors que Croma est devenue religieuse, Clotilde est présente à la cour de Gondebaud où des ambassadeurs francs la remarquent etla signalent à Clovis, qui la demande en mariage (par l'intermédiaire,selon le Liber Historiae Francorum et Frédégaire, de son conseiller Aurélien).

Le récit (très court) du massacre a ensuite été repris par le Liber Historiae Francorum, chronique du VIIIe siècle, qui en augmente la portée tragique en introduisant deux fils de Chilpéric, décapités par l'oncle régicide.

Quoi qu'il en soit de la réalité de cet épisode, Clotilde a reçu à la cour de Gondebaud une éducation non seulement soignée mais aussi chrétienne, sans doute transmise par la Reine chrétienne Carétène, que l'on pense épouse de Gondebaud.

Clotilde épouse Clovis vers 493 à Soissons13, et devient sa seconde épouse. La rencontre aurait eu lieu à Villery (Villariacum) à quinze kilomètres au sud de Troyes, sur la voie romaine.

En dépit d'une époque manquant de sources écrites, la vie de Clotilde en tant que Reine des Francs était parfois mentionnée en détail dans unebiographie de saint Remi de Reims écrite avant que saint Grégoire de Tours ne naisse et citée fréquemmentpar ce dernier, de laquelle la plupart des renseignements sont adoptés par les historiens contemporains. La Reine chrétienne était donc effectivement protégée par cet Evêque et conseiller.

Selon Grégoire de Tours, elle a exercé une influence pour l'amener au baptême. Avant cet événement, dont la date n'est pas connue avec une absolue certitude, elle prend même l'initiative de faire baptiser ses deuxpremiers fils sans prendre l'avis de son époux. Le premier, appelé Ingomer, meurt immédiatement après le baptême. Grégoire de Tours rapporte que le Roi en éprouve de l'amertume et en fait le reproche à la reine. La même chose faillit arriver après la naissance de Clodomir (vers 495), mais ce dernier se rétablit. Le couple a d'autres enfants, d'abord deux fils, Childebert (vers 497) et Clotaire (vers 498), puis une fille, Clotilde, qui sont tous baptisés et parviennent à l'âge adulte.

Grégoire de Tours raconte que, au cours de la bataille de Tolbiac, Clovis invoqua le Dieu de Clotilde (Jésus) en lui promettant que, s'il était vainqueur, il se convertirait.

Le baptême du Roi Clovis et sa sœur Alboflède fut célébré lors d'un Noël, vraisemblablement entre 496 et 499.

Clovis et Clotilde résident le plus souvent à Clichy, Épineuil, Chelles, Rueil ou Bonneuil. Après sa victoire de Vouillé sur les Wisigoths en 507, le Roi fait de Paris sa capitale.

Avant que Clovis ne meure en 511, le couple souverain avait fait bâtir la basilique des Saint-Apôtres sur la rive gauche de la Seine, où le roi fut inhumé.

Selon Grégoire de Tours, la Reine restait encore à Paris, en continuantprobablement à influencer ses trois fils, Clodomir, Childebert et Clotaire, mais notamment afin de soutenir Clodomir et sa famille.

Puis, vraisemblablement à la suite de la mort de Clodomir en 524, Clotilde se retira à Saint-Martin de Tours.

Femme politique, elle les amena à monter une expédition contre le royaume burgonde des fils de Gondebaud, vraisemblablement pour venger ses parents assassinés (selon Grégoire de Tours). Son fils Clodomir fut tué pendant cette guerre, à la bataillede Vézeronce.

Elle tenta de protéger les trois fils de Clodomir, mais ne put sauver que Clodoald, le futur saint Cloud, tandis que les deux autres étaient massacrés par leurs oncles.

Pour secourir sa fille envoyée en Espagne dès 511 (et également prénommée Clotilde), elle poussa Childebert à attaquer l'époux de celle-ci, leRoi wisigoth Amalaric qui la maltraitait. À Tours, elle imposa des évêques burgondes réfugiés auprès d'elle.

Veuve très pieuse, Clotilde est la première Reine chrétienne qui ait fondé plusieurs établissements religieux. Si, faute de documents sûrs, certains restent légendaires tel l'ancien couvent royal aux Andelys, de nos jours, deux édifices sont certainement attribués à cette reine. D'une part, il s'agit de la basilique Saint-Germain d'Auxerre. Des recherches archéologiques indiquent que l'aménagement de celle-ci remonte à l'époque de Clotilde. Comme elle était une princesse de Bourgogne, ce soutien peut être effectivement expliqué. D'autre part, dans la villa royale située à Chelles près de Paris, elle fonda un oratoire dédié à saint Georges. Les sources furent soigneusement établies en 1971 par un historien allemand. En raison de cettelégitimité, sous le règne des premiers Carolingiens, cet établissement devint l'abbaye royale de femmes la plus distinguée à l'époque, en y accueillant la sœur de Charlemagne, Gisèle. De plus, saint Grégoire de Tours attribuait, d'après des manuscrits, l'origine de l'abbaye royale Saint-Martin de Tours à Clotilde, à la fin de l'Histoire des Francs Livre II.

D'ailleurs, il est possible que ses dernières années à Tours aient contribué la naissance de cette précieuse chronologie de Grégoire, écrite pendant l'époque de la décadence des petits-fils de Clovis. Car, pour les habitants de Tours, il s'agissaitd'une Reine pieuse et d'un témoin de la conversion de Clovis et du peuple barbare à la foi catholique, et non d'un personnage légendaire

Elle termina ses jours dans la piété, auprès du tombeau de saint Martin, à Tours où elle mourut vers 545. Elle fut inhumée par ses fils Childebert et Clotaire à Paris aux côtés de son époux Clovis, dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, future Abbaye de Sainte-Geneviève, qu'elle avait contribué à fonder. Des reliques de la Sainte sont présentes dans l'église de Vivières (aisne); chaque année un pèlerinage est organisé le troisième dimanche de juin depuis 1947.

Les chanoines de l'abbatiale, fuyant les invasions normandes au IXe siècle, procèdent à la translation de sa châsse au château de Vivières. Lors du retour de ses reliques à la abbaye Sainte-Geneviève de Paris, la paroisse de Vivières garde sa têteet un bras dans un reliquaire désormais abrité dans l'église. Un pèlerinage national, dédiée à sainte Clotilde, est annuellement organisé par la paroisse de Vivières. L'organisation est, plus précisément, déléguée à la confrérie sainte Clotilde quibénéficie, depuis le milieu des années 1980, du soutien du centre Charlier. Existant depuis 1947, il se déroule généralement le troisième dimanche de juin.

Sainte Clotilde est particulièrement vénérée dans la Collégiale Notre-Dame des Andelys depuis qu'en 1656, l'église reçut en relique une côte de la sainte35.

En 1793, les restes de Clotilde auraient été brûlés pour éviter aux moines génovéfains, détenteurs de ces reliques, la fureur des sans-culottes et lui épargner la profanation révolutionnaire. Ses cendres sont alors déposées dans l'église Saint-Leu-Saint-Gilles et une partie concédéesà la basilique Sainte-Clotilde de Reims.


L'église Saint-André de l'abbaye de Chelles conserve également une châsse qui lui est attribuée, de même l'église Sainte-Clotilde de Chambourcy et dans l'église Notre Dame de Vivières (aisne), la basilique Notre Dame de bonne garde de Longpont surOrge (essonne) conserve également une relique de Sainte Clotilde. (d'après wikipedia)

 La Famille

 Petits enfants (2)

 Les Actes

 Acte de Naissance

  • vers 475 -

 Acte de Décès

  • 3 Juin 546 - Tours

 Acte de Mariage

  • en 493 -