Caribert Ier DE WORMSGAU
- vers 521
- en 567 à Bordeaux (33), à l'âge de 46 ans
Parents
- D'AUSTRASIE Clothaire Ier 497-561
- DE WORMSGAU Ingonde 505-536
Enfant (1)
- DE FRANCE Berthe 548-612
Frère et soeur (1)
- D'AUSTRASIE Chilpéric Ier 536-584
Notes individuelles
En 558, Caribert et Gontran (Roi mérovingien) furent envoyés par Clotaire pour reprendre le Limousin à leur frère Chramn, qui s’en était emparé. Leurs armées se firent face au pied de la Montagne Noire où ils incitèrent Chramn à rendre les terres appartenant à leur père. Il refusa etune tempête empêcha la bataille. Chramn en profita pour duper ses frères en envoyant un messager les informant de la mort de Clotaire, qui sebattait contre les Saxons. Caribert et Gontran se rendirent aussitôt enBurgondie.
Clotaire Ier avait réunifié le royaume franc de Clovis Ier avec peine mais n'avait pas partagé le royaume avant sa mort.
À la mort de leur père en 561, les fils de Clotaire allèrent enterrer leur père à Soissons dans la basilique qu'il avait commencé à faire construire sur le tombeau de saint-Médard6. Caribert se ligua avec ses frères Gontran et Sigebert contre Chilpéric, son demi-frère, qui avait prispossession du château de leur oncle Childebert avec la portion du royaume qui allait avec, pour le forcer à repartager le royaume. Le royaumefut donc à nouveau divisé en quatre et le sort lui attribua le royaumede Paris. Les rapports de forces déterminèrent en réalité les attributions, la mise à l'écart des plus faibles faisait partie des usages de la succession royale franque et il se peut que les trois fils d'Ingonde éprouvèrent de la défiance envers leur demi-frère. De plus, dans la tradition germanique, le mode de succession des rois sur le trône, la tanistry (nom celtique désignant la succession par le cadet et non par le fils), se faisait entre frères, de l'aîné au benjamin, puis aux oncles etaux neveux.
Caribert reçut l'ancien royaume de Childebert Ier, situé entre la Sommeet les Pyrénées10, ayant Paris pour capitale et comprenant le bassin parisien, l'Aquitaine et la Provence. Cet état séparé était la portion du royaume des Francs la plus riche en fisc (terre, forêt ou mine appartenant à la couronne) et la plus homogène et la plus facile à défendre.
Caribert Ier reçut le royaume de Paris et l'Aquitaine ;
La Neustrie (ancien Royaume de Soisson) échut à Chilpéric Ier ;
L'Austrasie (Royaume de Reims devenu Royaume de Metz avec le déplacement de la capitale) à Sigebert Ier ;
Le royaume d'Orléans (Burgondie) à Gontran.
En recevant le royaume de Childebert, il devint le gardien du tombeau de Clovis. Son royaume fut cependant menacé par des autonomistes dans les possessions méridionales, notamment en Aquitaine. Parmi les fidèles de sa cour, apparaissait le jeune Gondovald, prétendument fils de Clotaire et donc frère putatif de Caribert. En matière fiscale, il voulut imposer la ville de Tours, qui depuis le règne de Clotaire ne payait plus par hommage à saint Martin, en tentant de reconstituer les registres del'impôt qui avaient été brûlés. Mais l'Evêque Eufronius obtint de lui une nouvelle suppression d'impôt.
À la suite du mariage de Sigebert et de Brunehilde, il invita le poète Venance Fortunat pour qu'il rédige un éloge panégyrique. Fortunat loua sa culture en lettre et en droit. Il célébra en Caribert le plus grand des rois francs, le seul véritablehéritier de son oncle Childebert Ierautant par ses qualités que par son royaume, en appelant au témoignaged'Ultrogothe, veuve de Childebert, que Caribert avait honorée. Fortunat rappelait qu'il était l'aîné de ses frères et qu'en lui seul renaissait l'intelligence politique de leur père qui d'ailleurs, le considéraitcomme son fils préféré. En outre, il regorgeait de vertus impériales et chrétiennes : aussi bon que Trajan, aussi juste que Salomon, aussi clément que David. Il célébra son caractère pacifique en argumentant sur la prospérité engendrée par son règne : « Vos devanciers ont agrandi lapatrie par les armes, mais en versant le sang ; vous, en régnant sans infliger la défaite, vous conquérez davantage.». De plus, il affirma queCaribert parlait mieux latin que bien des Romains et célébra sa beauté, reflet de sa bonté.
Il pratiqua la « monogamie sérielle», mélange de mariage et de concubinage. Il épousa Ingeberge, femme probablement de sang royal[réf. nécessaire], dont il eut quatre enfants. Un d'eux mourut en bas âge, les troisautres furent des filles devenues religieuses. Excédée par la débauchede son mari qui posséda plusieurs maîtresses, et peut-être pour l'assagir, Ingeberge fit introduire à la cour un artisan de lainerie pour l'atelier royal, père de deux de ses maîtresses. Il la délaissa pour épouser les deux filles de l'artisan : Méroflède et Marcowefa. Il épousa d'abord Méroflède. Avant sa mort, Clotaire Ier avait désigné un clerc courtisan nommé Emery (Emeritus) à l'évêché de Saintes. Cette nomination étant contraire au droit canon, il craignit que l'Archevêque de Bordeaux ne donnât pas son approbation. Aussi, il autorisa Emery à se faire ordonner par l'Evêque de son choix, ce que fit Emery. Après la mort de Clotaire Ier, Caribert dut faire accepter à l'Evêque de Bordeaux le principe des nominations royales sur les sièges épiscopaux. Mais Léonce, l'Archevêque de Bordeaux, convoqua un synode à Saintes pour traiter l'affaire. Un vote des prélats déclara illicite la nomination et le sacre, un prêtre bordelais nommé Héraclius futélu à la place d'Emery. Léonce envoya un prêtre nommé Noncupat (Nuncupatus) informer Caribert des résultats du synode. La nouvelle déplut au Roi et le prêtre fut jeté sur un chariot d'épines avant d'être expulsé. Méroflède mourut, il épousa alors Marcowefa. En choisissant la moniale Marcowefa comme femme, il choisit d'épouser une proche parente d'une précédente épouse, ce qui était considéré comme un inceste par le droit canon. Une épidémie se mit à ravagerles Gaules, dont le royaume de Paris, ce qui fut perçu comme une punition d'une faute en matière matrimoniale. Les évêques demandèrent aux fidèles de reporter les mariages pour obtenir la fin de l'épidémie. Depuis de nombreuses années, les évêques réclamaient la tenue d'un concile,Caribert en donna l'autorisation. Il s'agissait du concile de Tours, tenu le 18 novembre 56722. Venus de tout le royaume, les prélats émirent deux canons. Le premier rappelait que les lois romaines et le droit ecclésiastique interdisaient à une moniale de se marier, les évêques ajoutèrent que Caribert avait récemment émis une loi renforçant cette disposition. Le second évoquait la question de l'inceste, résumé par les textes des conciles gaulois qui interdisaient à un homme d'épouser sa belle-sœur. Dans les deux dispositions du concile, la peine prescrite pour le contrevenant était l'excommunication. Dans l'assemblée se trouvait Prétextat de Rouen qui condamna le Roi de Paris pour les faits qui lui furent reprochés. Caribert fut excommunié par l'Evêque Germain de Paris pour inceste et sacrilège. Caribert abandonna ses épouses face à l'hostilité du clergé. Il épousa lors d'un quatrième mariage une religieuse nommée Théodechilde.
Sa vie conjugale doit être perçue comme la nécessité pour le souverain d'engendrer une descendance masculine. Caribert était déjà âgé et se devait d'avoir un héritier qui lui succéderait sur le trône tandis que ses cadets, Gontran et Chilpéric, enétaient déjà pourvus. De plus, il avait besoin de l'appui de fidèles qui pouvaient l'abandonner si son royaume disparaissait avec lui.
En 566, il nomma son neveu par alliance Bertrand Evêque de Bordeaux[réf. nécessaire] et maria sa fille Berthe au Roi Aethelberth de Kent, le plus méridional des États anglo-saxons.
Il meurt le 5 mars 567, âgé de moins de 50 ans, près de Bordeaux, alorsqu'il visitait ses possessions méridionales. À sa mort, malgré quatre épouses, il ne laissa que des filles. Ses trois frères se disputèrent âprement son héritage. Un partage deson royaume se fit en 568 où Paris fut maintenu dans l'indivision. Les revenus fiscaux de la ville furent partagés en trois et chaque Roi jura de ne pas entrer dans la ville sans le consentement des deux autres. Senlis fut également indivisée. (source : wikipedia)
La Famille
Grands parents
- DE BURGONDIE Clotilde 475-546
- DE FRANCIE Clovis Ier 466-511
- DE SAXE Arnegonde 485-534
- DE WORMSGAU Chlodomir II 481-532
Petits enfants (1)
- DE KENT Eadbald 570-640
Neveux et nièces (2)
- D'AUSTRASIE Clothaire II 584-629
- DE NEUSTRIE Clotilde -
Cousins issus de germains (2)
- DE REIMS Arnould 486-550
- DE REIMS Pacconius 502-548
Grands cousins (3)
- DE FRANCE Gerberge 485-523
- DE REIMS Arnould 470-
- DE THURINGE Arégonde 510-575
Grands oncles et tantes (2)
- DE FRANCIE Alboflède 455-
- DE THURINGE Baldéric 480-
Les Actes
Acte de Naissance
- vers 521 -
Acte de Décès
- en 567 - Bordeaux
