La Généalogie de Quentin & Clément

9198 Individus

 Aperçu de l'arbre

DE SAVOIE Othon
en 1010
en 1060
DE SUSE Adélaïde
en 1020
en 1091 à Canischio
DE BOURGOGNE Gisèle
en 1020 à Genève
en 1060
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DE SAVOIE Amédée
en 1047
en 1080
DE GENEVE Jeanne
en 1050
en 1095
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DE SAVOIE Humbert
en 1065
en 1103
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DE SAVOIE Adélaïde
en 1092
en 1154 à Paris (75)
DE SAVOIE Amadeus
en 1095 à Turin
en 1148 à Nicosie
DE SAVOIE Agnès
en 1103
en 1160

 Humbert II DE SAVOIE

Comte de Turin
Sosa n° 2041106882
  • en 1065
  • le 14 octobre 1103, à l'âge de 38 ans

 Parents

 Union

 Enfants (3)

 Notes individuelles

Proclamé 6ème Comte de Savoie en 1080.

Selon la tradition historiographique, il est surnommé le Renforcé, c'est-à-dire plus que fort, parfois le Gros, en raison très probablement d'une taille et d'un poids remarquable pour l'époque. On trouve ce surnom, d'après Samuel Guichenon, dans une donation d'Amédée III à l'abbaye de Rivalta en Piémont, ainsi que dans la Charte de fondation du prieuré d'Innimond en Bugey.

Humbert succède à son père probablement en 1080. Il semble fort probable qu'il soit mineur à ce moment-là et que la régence soit confiée, selon l'interprétation historiographique, à sa grand-mère Adélaïde de Suse.En tant que nouveau comte, il possède l'autorité sur l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune, il en est ainsi l'abbé laïc.

Dès le début de son règne, Humbert II doit faire face à de nombreux ennemis, sur ses propres terres et dans les Seigneuries voisines. À son avènement, les terres de Humbert II étaient seulement constituées de la majeure partie de la vallée de la Maurienne, d'une partie de la vallée de la Tarentaise (aux mains de l'archevêque), du Piémont, du comté d'Aoste le duché de Turin, du Marquisat de Suse, du Bugey, du gouvernement du Chablais.

Son pouvoir est menacé par les princes voisins contre lesquels il va devoir affirmer son pouvoir au cours de ses vingt-trois années :

deux prélats sont plus riches et plus puissants que lui, l'Evêque de Maurienne, dont l'évêché avait été refondé en 1061, et l'archevêque-comtede Tarentaise ;
des petits Barons, des grandes vallées alpines, relevant directement del'Empereur, avec à leur tête le Vicomte de Briançon ;
de grands Seigneurs piémontais, qui contestent et revendiquent une partde l'héritage piémontais ;
de grands Seigneurs, comme Aimon de Chambéry et Aymon Ier de Genève.
En Tarentaise, le pouvoir est partagé entre les Seigneurs de Briançon, qui auraient été faits Vicomte de Tarentaise par les Humbertiens ou parl'Empereur Henri IV du Saint-Empire9 au cours du Xème siècle, et les archevêques-comtes de Tarentaise quicontrôlent principalement la basse et moyenne vallée, excepté l'enclave du Pas de Briançon et son château entre les mains des vicomtes. En cette fin de siècle, les populations locales perçoivent mal la volonté de l'Archevêque Héraclius à vouloir asseoir son pouvoir temporel sur la vallée et surtout la cité de Moûtiers. Le Vicomte Aimery (Emeric) de Briançon, soutenus par d'autres Seigneurs de la vallée, se soulève contre l'archevêque. Ce dernier fait appel à l'Empereur Henri IV pour lui venir en aide qui fait intervenir le comte Humbert. Les hommes du Vicomte de Briançon sont défaits vers 1082. Humbert profite de cette victoire pour s'imposer en Tarentaise, permettant ainsi de relier ses différents territoires du Val d'Aoste, de Savoieet de Maurienne, s'installant notamment au château de Salins. Il semble que, selon certains historiens sans toutefois en avoir la preuve, cela soit à cette même période le Comte Humbert avait reçu les droits de vicaire de l'empire de l'Empereur etqu'il fit prévaloir sur l'Archevêque de Tarentaise. Cependant, cette conquête de la Tarentaise est à nuancer. L'archiviste paléographe Jacqueline Roubert indique, dans son ouvrage sur La Seigneurie des Archevêques Comtes de Tarentaise (1961), « onne saurait ajouter foi aux Chroniques de Savoie qui attribuent la conquête de la vallée au Comte de Savoie qui, en 1082, aurait été appelé parun Archevêque Héraclius pour châtier les sires de Briançon de leurs exactions ». Le siège du château de Briançon (et le contrôle de la vallée) se déroule deux siècles plus tard.



Selon la tradition Humbert fait entrer, par droit de conquête, le bourgde Salins et son château dans le domaine comtal, en en faisant une rivale direct de la cité de Moûtiers. Là encore, Jacqueline Roubert s'interroge : « Possédait-il déjà le château de Melphe au-dessus de Salins etle bourg de Salins où s'installeront plus tard les tribunaux des comtes de Savoie ? Ce sont autant de questions auxquelles l'absence de documents ne permet pas de répondre. »

Le Comte Humbert tient désormais pour vassaux les vicomtes de Maurienne, les La Chambre, ainsi que de nombreux Seigneurs dont les évêques d'Aoste et de Maurienne. Il place à la tête de Saint-Maurice un prévôt, Aimon (III) de Briançon, Vicomte de Tarentaise.

Vers 1090, il épouse Gilles ou Wille ou encore Gisèle de Bourgogne-Ivrée, fille du Comte de Bourgogne et de Mâcon, Guillaume Ier de Bourgogne.Il a pour beau-frère le futur pape Calixte II, élu en 1119.

Le martyrologe de St-Jean-de-Maurienne donne sa mort au « 14 des kalendes de novembre », soit le 19 octobre 1103, à Moûtiers. Le Regesta comitum Sabaudiae place son obit 1103, 18 septembris. L'année 1103 est retenue. Le lieu de sa mort pourrait être le château de Salins. Il serait ainsi inhumé dans la cathédrale Saint-Pierre de Moûtiers. Jacqueline Roubert s'interroge, dans la mesure où la possession n'est pas prouvée, « Ymourut-il par hasard ? ».

Son fils aîné, Amédée devient Comte sous le nom d'Amédée III de Savoie.Un conseil comtal est mis en place avec la comtesse, l'Evêque de Maurienne, Conon Ier, le Comte de Genève, Aymon Ier et le grand Seigneur Guyde Miribel. Gisèle de Bourgogne devient toutefois la nouvelle régente de fait du comté. Il est placé sous l'autorité du Comte Aymon Ier de Genève, nommé tutor. (extrait de wikipedia)

 Les Actes

 Acte de Naissance

  • en 1065 -

 Acte de Mariage

  • en 1090 -

 Acte de Décès

  • 14 Oct 1103 -